La crise, quelle crise ?

crisis1Il y a des artistes prémonitoires. Ou plutôt, l’un des principaux dons des artistes, des vrais artistes, est d’être prémonitoire. Le titre du billet de ce blog est issu à la fois de ce que j’ai côtoyé ces deux derniers mois et de la réminiscence du titre de cet album. Et ce que je viens de découvrir, n’étant pas un fan absolu de Supertramp, c’est que cette pochette date de 1975, au tout début de cette super période de décrépitude (du moins pour mon pays) dans laquelle j’ai toujours vécu.

Pour en revenir à mon exil de blog, je dirais que je me suis notamment retrouvé à errer dans les beaux quartiers de Paris et que, merci pour eux, tout va bien ! Les rues sont propres, les gros SUV boches pullulent, les mendiants sont quasi-invisibles. Quand on s’arrête boire un verre, nul ne s’étonne de débourser 5€ pour une pression. Les boulangeries sont tenues pas des artistes du petit pain et non par des femmes voilées. De femmes voilées d’ailleurs il n’y a point, sauf quelques concubines saoudiennes en train de shopper près des Champs. L’une des principales difficultés de cette vie est de trouver de la place au restaurant car ceux-ci, du moins tous ceux qui ne font pas dans le surgelé, sont complets un mois à l’avance. Même les bars des palace, où l’on paie son cappuccino 11€ (on a droit à macaron et à une mini bouteille de Vittel avec), sont pris d’assaut !

Bref, je me suis retrouvé dans les pages du magazine « M Le Monde » qui constitue pour moi une source de fascination et dont je reparlerai encore très bientôt dans ce blog.

Et ça m’a donné une idée pour améliorer les choses. Juste une petite mesure toute bête, toute simple, à peine coercitive. Dans la mesure où tous nos décideurs, penseurs, « leaders d’opinion » et autres fils/filles de pute (soyons paritaires) vivent là et n’en sortent que pour aller à Courchevel ou dans le Lubéron, qu’en conséquence ils ne voient rien de 98% de la France de 2013, je propose qu’on les emmène tous, par petits groupes, à Châtelet-les Halles, qu’ils prennent le RER B jusqu’à La Courneuve-Aubervilliers, qu’ils en sortent et qu’ils rentrent à Paris à pied (le périph est à moins de deux km mais les beaux quartiers un peu plus loin….). Juste ça. Je l’ai déjà fait, ou l’équivalent, je n’en suis pas mort et j’ai même conservé ma virginité et mon aïefone. Par contre, je n’ai plus aucune espèce de scrupule à me définir comme réac !

Pour finir, une des plus belles chansons de Supertramp (je suis par contre désolé pour le clip du lien j’ai rien trouvé d’autre) : Crime of the century, sorti en 1974. Prémonitoire, je vous dis !

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3 réflexions au sujet de « La crise, quelle crise ? »

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