Le mystère du Hollandais campant

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Non, ici pas d’allusion à de supers pouvoirs cachés de notre Président (ouille, ça fait mal à dire surtout avec la majuscule de majesté), mais une évocation d’un phénomène aussi mystérieux que méconnu : la multiplication du Néerlandais pendant l’été.

Tout Français a déjà été coincé sur la route, et pas qu’une fois, derrière une caravane ou un campingcar à la plaque jaune et aux fatidiques initiales « NL ». Pendant de longues années, c’est ce qui m’est arrivé. Je me disais alors, les pauvres ils ont un pays où le temps est tout pourri et où on mange très mal, ils viennent trouver un peu de civilisation chez nous. Certains osaient même s’aventurer sans carapace, juste avec leur voiture, mais c’est alors qu’ils avaient acheté une ferme dans le Sud-Ouest. Et puis…

Et puis à mon tour, tel le Néerlandais pauvre, je me suis mis à arpenter les campings. Je ne sais pas si ma comparaison est exacte car je n’ai jamais croisé de Néerlandais pauvre, mais je suppose que s’ils existent, ils font comme moi du camping sous une vraie tente qu’il faut monter et démonter et non dans un mobil-home grand luxe ambulant.

Et que découvris-je alors ? Qu’ils étaient partout ! Que les habitants de ce tout petit pays, à peine plus nombreux que les Franciliens, étaient de vrais gens du voyage profitant pleinement de la liberté de circulation de l’espace Schengen. Que ce soit en Espagne, en Italie, en Allemagne, en France bien sûr, j’ai TOUJOURS trouvé un « NL » à côté de ma tente. Et d’ailleurs, si un lecteur de ce blog peut m’apporter la preuve qu’en été on trouve un camping, même minuscule, sans Batave, je lui offre un bout de gouda.

Mais alors, me direz-vous (c’est pas mal de faire soi-même les questions et les réponses, je comprends mieux l’attrait de cette technique de communication), mais alors, me direz-vous, me répété-je, il ne doit plus y avoir personne chez eux en été, à part les vendeurs de akik et les teupus à Amsterdam ? Pour en avoir le cœur net, votre serviteur a poussé le vice désir d’investigation journalistique jusqu’à passer une semaine dans un camping de Zélande, région des Pays-Bas où la température, la semaine d’août quand j’y étais, n’a pas atteint les 14° avec un taux d’humidité de 100% et des vents qui, parfois, ne dépassaient pas les 100 km/h. Je m’égare. Si cette expérience m’a permis de pleinement réaliser les motivations du désir de migration estival du Néerlandais, elle a en revanche accru ma perplexité sur la capacité de multiplication dudit Néerlandais, car à part un Français un peu barré, ce camping était rempli exclusivement…. d’autochtones.

La semaine prochaine : le mystère du Néerlandais cycliste. Pourquoi roulent-ils tous sur des vélos où on est droit comme un i ayant avalé un balai dans un pays où le vent ne tombe jamais ???

La prison, école du crime

Traduction : A la prison, ce midi, c’est macaroni

« La prison est toujours l’école du crime » selon un vice-président du TGI de Paris.

Notre ami des militaires qui patrouillent à la Défense peut en témoigner :

« Jusque-là, les policiers ne connaissaient Alexandre D. que pour des faits de petite délinquance commis à l’adolescence, entre mai 2006 et fin 2007 : un port illégal d’arme, un vol avec effraction, un vol avec violences et une violation de domicile. Ces faits ne lui occasionneront jamais plus que des rappels à la loi, et il fera également l’objet, à cette époque, d’un suivi éducatif. »

Rien n’a changé depuis le film « Je sais rien mais je dirai tout » où Pierre Richard campe un éducateur social essayant de réinsérer trois petites frappes. J’ai toujours cru que c’était une comédie, et ben non.

Allez, pour en finir avec cette histoire, le générique du susdit film :

Pour finir l’année

Je viens de me rendre compte que j’adore lire le blog « No One… » et que je ne l’avais pas mis en lien. Voilà, une bonne chose à ne plus avoir besoin de faire en 2013.

Et du coup, ça m’a refait écouter ça :

Et pi ça aussi :

Et bien sûr …

Bon baffrage à tous !

Engrenages

La photo la moins pourrie que j'ai trouvée

La photo la moins pourrie que j’ai trouvée

Un peu de pub pour changer. Je ne saurais trop conseiller aux (trop) rares lecteurs de ce blog (oui, j’ai préféré la qualité à la quantité) de voler, emprunter, acheter, télécharger etc les saisons 2 à 4 de cette série Canal+. Oui oui, je conseille une série policière élaborée par l’entreprise télévisuelle emblématique du bien-pencisme parisiano-bobo !

La particularité de cette série est que l’on voit tous les acteurs de la chaîne judiciaire : les flics bien sûr, mais aussi les juges et les avocats. Outre que les acteurs sont tous excellentissimes, et l’avocate véreuse (Audrey Fleurot) terriblement sexy, il y a un scénario qui tient très bien la route et, surtout, un rendu de la réalité que je n’ai jamais vu dans aucune série française. Bien sûr, dans une vraie affaire on ne se contente pas d’une douzaine d’intervenants mais, à part ce détail, que l’on oublie très vite, tout est d’un réalisme terrible. Non il n’y a pas de politiquement correct dans cette série. Pas de quota de noirs, d’homosexuels, de Juifs, de culs de jatte, de femmes, pas de petit restaurateur arabe qui fait un couscous de la mort. Quand les flics veulent faire une interpellation dans une cité ils y regardent à deux fois et envoient leur collègue arabe en éclaireur. Jamais de manichéisme.

La dernière saison (la quatrième) se passe dans le nord-est parisien, les méchants sont soit issus de la diversité soit, tenez-vous bien à votre chaise, des militants de gauche défenseurs de sans-papiers ! Je vous donne là la lecture « politique » mais en fait je crois qu’il n’y en a pas, que les scénaristes se sont juste inspirés du quotidien des flics de la zone et qu’on leur a donné carte blanche pour sortir les épisodes les plus intéressants possibles. Bref, j’ai été bien scotché, une petite anecdote le prouve : à un moment une des héroïnes décide pour se faire pardonner de faire une petite gâterie à son amant, et je me suis surpris à détourner les yeux, ayant oublié que j’étais devant un écran…

La sublime

La sublime

Créons la polémique

rien à ajouter…

Pendant ma semaine sans internet, j’ai eu plein d’idée de billets mais voilà que je les trouve foireuses voire que je ne les retrouve pas du tout. Bon, pour être honnête, j’ai fini mes vacances en allant chez un petit vigneron loin d’être rat au moment de la dégustation, et même poussant l’abnégation jusqu’à regoûter lui-même tous ses produits. Et puis quand on a goûté un verre à moitié plein d’un délicieux nectar, comment avoir le cœur à jeter le surplus ?

Juste un truc qui m’a énervé, non, en fait deux : tout d’abord, impossible de capter autre chose que France-Propagande ou que des radios locales terrifiantes quand on se promène dans la cambrousse. Et ensuite, sur France Propagande, ils parlaient de Msgr XXIII qui « créait la polémique » avec ses propos, propos n’étant bien sûr pas rapportés. Cette heureuse omission permettait de laisser du temps de parole aux représentants de la cause du mariage homo. Ça m’a permis de réaliser que l’expression « créer la polémique »  était un moyen tout le temps utilisé pour désigner les vilains. On aurait pu penser que c’était un projet de loi révolutionnant la famille comme aucun projet de loi ne l’avait jamais fait qui « créait la polémique » mais non, c’était juste un archevêque usant pourtant de termes forts diplomatiques qui créait cette polémique en répétant une doctrine vieille d’environ 2000 ans et répandue sur plusieurs continents…